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La Mothe
citadelle lorraine

 


 
Résumé de l'histoire la ville est construite en 1258 par Thibaut, comte de Bar et devient rapidement la ville la plus forte de Lorraine après Nancy. Au 17e siècle, la guerre éclate entre la Lorraine et la France et Richelieu fait assiéger La Mothe, le 8 mars 1634. Après 141 jours de résistance, la ville se rend. Après la "Petite Paix", La Mothe est rendue à Charles IV, Duc de Lorraine. Mais, après la mort de Richelieu, Mazarin qui lui succède, assiège la ville à nouveau, le 4 décembre 1644. Après 205 jours de défense héroïque, la ville se rend, le 1er juillet 1645. Mazarin décide de raser La Mothe et les habitants iront se réfugier dans les villages alentour.
 
Les ruines de La Mothe ont été classées Monument Historique en 1923
.

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La dernière délibération de La Mothe
La situation de la ville pendant le dernier siège
Dans les Mémoires de la Société archéologique de Lorraine, 1894 ,T. XLIV, M.J. Marchal publie un article sur la dernière délibération de la Mothe; il présente un fac similé de cet acte , retranscrit l'acte et donne des indications sur les signataires de cette délibération.
Cette dernière délibération de la communauté de La Mothe indique une situation désespérée: depuis 160 jours, la ville est assiégée.

 
Voici ce qu'écrit Marchal

"Après la suspension d'armes du 10 mai l'armée royale sentant approcher l'heure du triomphe, avait repris l'attaque, vive, ardente; ses batteries sans cesse rapprochées, fouettaient la ville à bonne portée et en faisaient sauter les parapets et les défenses; les bombes et les grenades jetaient partout l'épouvante, incendiant les maisons et rejetant les défenseurs loin des remparts que la mitraille rendait inabordables(...)
Aux batteries de l'ennemi, on ripostait par de nouvelles batteries: la défense se maintenait aussi énergique que l'attaque. Mais la confiance n'y était plus: les coeurs avaient perdu l'enthousiasme des premiers jours. De même que la population, la garnison, nombreuse encore, était épuisée par les fatigues et le manque de nourriture. Dès le commencement du mois de mars, la disette puis la famine. Dans le cours de ce mois, le froid était devenu excessif. Plus de bois pour se réconforter, pour chauffer le four; plus de chevaux pour faire marcher le moulin et moudre les quelques grains encore existants; plus de provisions, plus de bétail qui avait été abattu et dissipé en quelques jours; ni vaches, ni lait. Pour toute nourriture, une maigre ration de pain, à peine cuit; point de médicaments, point de chirurgiens. Grande était donc la misère, nombreux les malades et nombreux les mourants(..)
Physiquement et moralement, l'assiégé était à bout de forces: un miracle seul pouvait sauver la ville. Dieu était le dernier espoir. (..)
Aussi le 23 mai la communauté se reunit chez Charles Héraudel, prevôt des chanoines, et résolut le pélérinage de Notre-Dame de Bon-Secours. la delibération est immédiatement rédigée par Nicolas du Boys(...).
deux d'entre eux sont désignes pour faire le voyage de Nancy, les sieurs Vigneron et françois Guillot. Quand ils revinrent La Mothe avait capitulé et était occupée par le vainqueur. Ils rendirent quand même compte de leur voyage. Leurs frais leur furent remboursés et leuur quittance finale fut datée du 5 août"

Texte de la Délibération
et les signataires


 
 


Le poète lorrain Alcide Marot cite dans son "Essai d'Histoire du territoire et des villages du canton de Bourmont" un certain nombre de réfugiés de La Mothe dans les villages environnants. Cette liste n'est pas complète, bien sûr, elle ne concerne que certains villages de la Haute-Marne actuelle mais... elle existe


 
Bourmont
Mammès Degoy; Antoine Garnier;
Nicolas Guénon,habita ensuite Vrécourt et Bulgnéville;
Claude Plumeret,procureur général; Nicolas Procureur,
notaire et sergent geôlier des prisons à Bourmont;
René de Roncourt,sénéchal; Claude Tassart,chirurgien;
J-B Vincent,curé d'Hâcourt; Michel Joly, boulanger.
Clinchamp
Jean du Boys, habita ensuite Ozières
 
Doncourt
Nicolas Brochard, fondeur
 
Germainvilliers
Nicolas Collin, cordonnier,René Goncourt, Laurent Michel
Graffigny
J-B Collin le jeune, avocat;
Jean Guillon.
Gonaincourt
Antoine Regnault, fondeur
 
Harréville
Bernard Charrey, notaire
 
Huilliécourt
François Guillot, avocat; Claude Hutinet, notaire et sergent;
Nicolas Sébillotte
Outremécourt
Nicolas Beaulieu; Nicolas Cablan; Didier Cablan;
Claude Daulvin, boulanger; Laurent de la Fontaine;
Nicolas Gillot; J-B Maulbon; Jean de la Plaine;
Claude Picard; Jean Picard; Gérard;
René Pelletier, fondeur-chirurgien;
les familles de Landrian et Thouvenel
Nijon
Antoine Coilliez, notaire; Jean garnier;Nicolas Humbert;
Nicolas Loffrand; Laurent Laurentiaux; Demange Margottin,
gendre de Laurentiaux;Demange Maizollois; Demange Michel;
Jean Pernot
 
Ozières
Jean du bois qui habita aussi Clinchamp
 
Saint Thiébaut
Michel Joly, boulanger
Soulaucourt
Jean Bernard, hôtelier; Nicolas Brabant;Antoine Briot;
Claude Briot; Simon Chartroux; Jean Gérard, fondeur;
Nicolas Guénon; Antoine Husson; Clément Julbin;
Vincent Loriot dit La Tour, maître maçon;Demande Perrin;
Joseph Plumeret; Claude Thouvenel, boucher; Jean Thouvenel.
Sommerécourt
Jean Gaulard; Urbain Mougin; Philippe Pelletier;
Claude Pierrot, dit Lognon; Urbain Touraille; Jean Vigneron
 
Vaudrecourt
François Goussel

 
Dans un ouvrage, épuisé, sur La Mothe (Du Boys de Riocour) on trouve ces noms, cités en 1578:

Mammès-Collin, licencié es-loix, mayeur; Mougeot Picard, lieutenant; Claude Millot, greffier; Nicolas Oudin, procureur de la ville; Augustin Pothier, sergent; Gillot, Vointre, Antoine Mareschal, eschevins; Nicolas Daulvin, Nicolas Colas, syndics; Mes Jehan Héraudel, docteur en médecine; Didier Héraudel, apothicaire; Girard Collenel; Jehan Thovenel; Nicolas Thovenel; Me Pierre Pierresson; Félix Poirresson